Pays-Bas sous le choc : Lisa, 17 ans, égorgée par un migrant sur un chemin cyclable

Une adolescente brillante, tout juste diplômée, a été tuée de manière barbare alors qu'elle rentrait chez elle à vélo. Le suspect principal, un migrant en situation irrégulière dont on ignore tout, est également soupçonné de viol. Cette affaire horrible secoue les Pays-Bas et ravive le débat explosif sur l'immigration.
28 August 2025
3 mins read

ABCOUDE – L’effroi et l’incompréhension. C’est tout un pays qui pleure la disparition tragique de Lisa, une lycéenne de 17 ans pleine de vie, fauchée en pleine nuit sur un chemin cyclable qu’elle empruntait pourtant quotidiennement.

Dans la nuit du mercredi 20 août, tout avait commencé comme une fin de soirée ordinaire pour cette jeune fille décrite par ses proches comme intelligente, sportive et extrêmement gentille. Après avoir fêté son récent diplôme secondaire obtenu au lycée, Lisa enfourche son vélo électrique pour regagner le village paisible d’Abcoude, à une trentaine de minutes de la capitale néerlandaise.

Mais son trajet va virer au cauchemar. Aux alentours de 4 heures du matin, sur la Holterbergweg, une route bien connue des cyclistes, Lisa sent qu’elle est suivie. Prise de panique, la jeune fille a le réflexe qui aurait dû la sauver : elle appelle la police pour leur signaler qu’un homme la harcèle et la poursuit.

Trop tard

Tragiquement, l’intervention des forces de l’ordre ne sera pas assez rapide. Lorsque les policiers arrivent sur les lieux de l’appel, l’horreur les attend. Ils découvrent le corps sans vie de l’adolescente, gisant dans un fossé rempli d’eau, la gorge tranchée. Le scénario d’un film d’horreur qui s’est joué en pleine banlieue néerlandaise, réputée pour sa tranquillité.

Dans un élan d’efficacité glaçante, les enquêteurs localisent et interpellent un suspect en moins de 48 heures. L’individu, âgé d’une vingtaine d’années, a été arrêté par un commando SWAT dans un centre pour demandeurs d’asile situé à seulement dix minutes de marche du lieu du drame. Le bâtiment, un hostel A&O à Zuidoost, est pointé du doigt.

Un suspect fantôme et un couteau au fond de l’eau

Le mystère, épais, ne fait que commencer. Plus d’une semaine après son interpellation, la police néerlandaise est dans l’impasse totale. Qui est cet homme ? D’où vient-il ? Son identité reste un secret. Il serait un migrant clandestin, non enregistré par le centre qui l’hébergeait et n’avait sur lui aucun document d’identité. Lors des interrogatoires, il aurait donné plusieurs versions contradictoires sur son origine et sa date de naissance, semant le trouble chez les enquêteurs.

Les recherches intensives menées dans la rivière adjacente au centre d’accueil ont permis une macabre découverte : un grand couteau de cuisine, suspecté d’être l’arme du crime, ainsi qu’un vélo électrique, vraisemblablement celui de la victime.

Une double peine et une communauté en deuil

La terreur ne s’arrête pas là. Le suspect est également poursuivi pour le viol d’une autre femme, commis quelques jours seulement avant le meurtre de Lisa, et pour une tentative d’agression sexuelle sur une troisième. Un serial prédateur qui errait librement dans les rues.

À Abcoude, le village natal de Lisa, la consternation a remplacé la joie. La traditionnelle « Feestweek », la fête annuelle du village, a été annulée ou fortement réduite par respect pour la famille de la jeune fille. Une minute de silence déchirante a été observée en son honneur. La mère de Lisa, cadre en marketing, et son père, propriétaire d’une entreprise de logiciels, ont exprimé leur cœur « brisé » dans un communiqué, remerciant les habitants pour leur soutien immense.

Devant l’église protestante Dorpskerk, une marée de fleurs, de lettres et de peluches a submergé le parvis. Un hommage poignant à une jeune fille « unique », « talentueuse » et aimée de tous, dont le club de hockey et le club de tennis, où elle était membre active, ont salué la mémoire.

Un électrochoc national

L’affaire Lisa a provoqué un séisme aux Pays-Bas. Des milliers de personnes, principalement des femmes, sont descendues dans les rues de Rotterdam pour une « Marche contre le féminicide », brandissant des pancartes : « Elle avait des rêves, pas besoin d’une tombe ».

Ce drame horrible survient à un moment crucial, à deux mois des élections législatives. Le débat sur l’immigration illégale, déjà brûlant, a été ravivé avec une violence inouïe. Geert Wilders, leader de l’extrême-droite, a immédiatement pointé du doigt la politique d’accueil, tweetant : « Tous les jours plus de misère. Meurtre, viol, violence. » Ses opposants l’accusent de instrumentaliser le drame.

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Go toTop

Don't Miss