Volkswagen ID.3 : il faut payer 19 euros par mois pour accéder à la puissance du moteur

Volkswagen bride volontairement ses ID.3 électriques à 204 chevaux et facture 19 euros par mois pour débloquer leur puissance réelle.
20 August 2025
1 min read

Volkswagen fait scandale outre-Manche : pour profiter de toute la puissance de son modèle électrique ID.3, il faut désormais s’abonner. Par défaut, la voiture est bridée à 204 chevaux. Pour débloquer les 230 chevaux réels, le client doit payer environ 19 euros par mois.

Cette restriction constitue un choix délibéré. Le véhicule est livré avec toutes ses capacités, mais celles-ci restent verrouillées derrière un paywall numérique. Un clic de logiciel suffit au constructeur pour décider de ce que vous avez le droit d’utiliser.

Du produit à la rente

Ce qui se joue ici dépasse largement le monde automobile. L’industrie opère un basculement d’un modèle fondé sur la propriété vers un modèle fondé sur la rente perpétuelle. Hier, vous achetiez une voiture et en disposiez librement. Aujourd’hui, vous acquérez une coquille électronique dont les fonctions se louent au mois.

La logique rejoint celle de Netflix, du cloud ou des capsules Nespresso : la valeur réside désormais dans la facturation récurrente plutôt que dans l’objet. L’automobile devient une plateforme de prélèvement permanent.

Une économie d’extraction

Les constructeurs justifient ce modèle par la transition numérique et électrique. En réalité, ils cherchent à transformer chaque conducteur en flux de revenus. Le business commence au moment de la vente au lieu de s’y arrêter. Cette « économie d’extraction » reflète l’agenda plus large qui s’impose en Europe : le fameux “vous ne posséderez rien et vous serez heureux”.

Le bonheur promis consiste à devenir locataire de tout – sa voiture, son logiciel, sa maison connectée, jusqu’à sa propre énergie – et débiteur à vie d’abonnements.

Une dépossession programmée

Les clients, habitués à acheter un bien fini, se retrouvent face à un produit volontairement incomplet. Les constructeurs vendent une machine bridée, dont la pleine valeur est retenue en otage. Cette logique, d’abord réservée aux options électroniques (GPS, sièges chauffants, recharge sans fil…), s’étend désormais au cœur même de la mécanique : les chevaux sous le capot.

Demain, les freins antiblocage, l’airbag passager ou l’autonomie maximale de la batterie pourraient être libérables contre mensualité.

Une société captive

Ce modèle dépasse le cadre automobile. Il dessine la matrice de la société de consommation à venir : une société peuplée d’usagers captifs plutôt que de propriétaires. Le récit officiel présente cette évolution comme une modernisation, un progrès écologique et digital.

La réalité révèle un transfert de richesse colossal : le consommateur finance à perpétuité l’accès à des biens qu’il croyait siens au lieu de les acheter.

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